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Un stage sur les terres de Poupou

Pour être fin prêt, le week-end dernier, c’était stage pour une dizaine de coursiers. Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez lire un long résumé de son déroulé ci-dessous.

Vendredi soir : l’accueil coq en pâte

Après un départ groupé de Cahors, on arrive vers 19h30-20h au gîte d’Ambazac. Le peloton des stagiaires est accueilli par la famille Ignace qui avait pris l’échappée. La table est mise, les poulets et les pâtes sont cuits. Un véritable 5 étoiles digne d’un stage d’une équipe world-tour. Le gîte est magnifique et très fonctionnel. Repas gastronomique, il faut prendre des forces. Le sport c’est bien on peut manger beaucoup… Vite au lit après la détermination des stratégies pour le lendemain. Il va y avoir du soleil pour notre première sortie de 60km. Ça s’annonce bien !

Samedi matin, affûtage du mental

Au réveil la stratégie élaborée est remise en cause. Les routes sont détrempées et il pleuviote. Y’a comme un bug ! Mince, pas de cuissards courts, de lunettes de soleil ! Chacun se dit qu’il va faire l’impasse et se réserver pour la piste de l’après-midi à l’abri et au chaud devant les J.O. d’hiver à la TV. Y’en a marre des sports nautiques. Tout le monde s’épie pour savoir celui qui va craquer en premier pour suivre son exemple. Mais que nenni ! Personne ne craque et c’est parti pour une douche. Le rythme est raisonnable. Ça pense déjà à la piste et aux 127km du dimanche. C’est pentu le Limousin : 1065m de dénivelé pour 60km parcourus en un peu plus de 2h. Évidemment on est trempés ! A quand la section ping-pong à Cahors cyclisme ? On a largement le temps d’encore bien manger avant de partir à la piste. C’est un stage cycliste ou gastronomique !?

Samedi après-midi, tourne tourne petits hamsters

Direction la piste Raymond Poulidor, à deux pas du gîte. Le groupe est rejoint par 2 jeunes de l’école route spécialement emmenés par le dirigeant de notre partenaire les ambulances SSS qui voulait s’essayer à la piste ainsi qu’un jeune routier qui aime la piste. Pour certains c’est la première fois et ça ne rigole pas. Peur du pignon fixe et de la déclivité dans les virages. Euh c’est presque un mur on peut pas tenir. Quelques tours de la piste des débutants sous la houlette de notre coach Loïc vont les rassurer et leur permettre de rejoindre les « aguerris » qui tournent inlassablement depuis quelques minutes pour détendre les jambes un peu lourdes de la sortie du matin. Au programme, relais en groupe, 200 m départ lancé et poursuite en groupe. L’esprit de compétition est bien là ! Le pignon fixe c’est pas un problème. On ne peut pas oublier de pédaler et avec la bonne vitesse ça tient bien en haut de la piste dans les virages. Sur le vélo on ne se rend plus compte de la pente. C’est bien une piste couverte : on a bien chaud et l’air est sec ! C’est quand même 30 à 40 kilomètres de plus dans les jambes des stagiaires. Retour pour le repas gastronomique du soir et de l’élaboration de la stratégie du dimanche. On regarde 50 sites de météo. On n’en sait pas plus ! On verra bien ! On pourra raccourcir ! On sera mouillés ! Y’a des rediffusions des J.O. à la TV. Y’a le gratin de nouilles et le gâteau au chocolat à préparer ! Ça s’annonce mal !

Le dimanche matin, une sacré aventure

C’est 127,4 km et 2400m de D+ au programme. Une motivation sans faille au départ surtout que l’humidité a été voir ailleurs. Le soleil aussi ! Au bout de 250 m demi-tour : faux départ à cause d’un DI2 déchargé. Mais pourquoi ? D’autant plus que la consigne de charger avant le stage avait été respectée. Conciliabule pour savoir quoi faire autour de la grande table du gîte avec un énième café entre tous les routiers cadurciens. On fait même appel à Chatgpt. Verdict : il faut le recharger ! Du rab de repos. Ça rigole, à part le propriétaire du DI2 qui tourne comme un fauve en cage, énervé par cette technologie moderne si fragile. On est un peu inquiet, il risque de lâcher les chevaux dès le départ et de nous faire très mal dans les premiers kilomètres … C’était si bien les bons vieux câbles. 20 minutes et tout va bien 35 % de charge de quoi faire 200km ! C’est reparti.

Et paf, 5km plus loin, pour un cadurcien à l’ancienne, c’est le bon vieux câble du dérailleur arrière qui casse, plus que 3 vitesses. Nouveau conciliabule en roulant. Impossible de faire appel à Chatgpt ! Chacun donne son avis. Ça commence mal. Il reste 122 km ! L’heureux propriétaire de cette ancienne technologie, réputée plus fiable, décide de continuer : pas grave il fera toutes les bosses en danseuse ! Ça doute fort dans les rangs. Bon alors on y va ce coup ci. Pas pour longtemps trop de café, la pause pipi est vite obligatoire. Puis arrêt à Saint-Léonard-de-Noblat pour un hommage à Poupou. Ça commence à râler chez certains. On n’est pas rentrés ! Mais tout se remet en place, on roule. Ça monte, ça descend, ça monte, ça descend … Mi parcours au lac de Vassivière. Pas d’arrêt. Trop pressés d’attaquer le retour. Pourtant on aurait pu se ravitailler en eau, surtout que notre spécialiste du long avait oublié de remplir un de ses 2 bidons ! Retour par le département de la Creuse, chacun son style dans les montées. Assis, en danseuse, chacun à son rythme, des fous furieux à bloc et des raisonnables à leur rythme. Y’en a peut-être qui vont le regretter dans les derniers kilomètres ?! Les kilomètres défilent lentement, le rythme est régulièrement cassé par ces montées courtes mais trop longues à passer sur l’élan. On comprend pourquoi notre Raymond était si fort en s’entraînant sur ces routes et pourquoi le Tour du Limousin est un tel chantier. Plusieurs groupes se forment dans les 20-30 derniers kilomètres. Chacun va tenter de regagner le gîte à son rythme. Et c’est l’arrivée. Le compte est bon : 127km et 2400m de D+. Chacun a rempli le contrat et même plus pour notre spécialiste des montées en danseuse avec son tri-vitesses ! Chapeau à lui, les sceptiques sont admiratifs, les autres aussi ! C’est quand même utile un dérailleur. Tout le monde se précipite autour de la table pour vite boire et manger. Nos charmantes hôtesses avaient tout préparé. Elles prennent même en charge un des cyclistes en hypoglycémie : coca, tarte, barre chocolatée, … Ouf ! 10 minutes plus tard il est tout neuf. Ça se regroupe autour de la grande table : plus qu’à se refaire la sortie autour du repas. T’as vu comme je t’ai fait mal ! Tu aurais pu prendre plus de relais ! Il sont trop sympas les automobilistes limousins à toujours faire un signe d’encouragement et à attendre patiemment pour doubler. Le DI2 a tenu ...

En résumé, un stage magnifique digne d’une équipe pro dans une ambiance parfois délirante.

L’an prochain direction l’Espagne, pour voir la mer … Et le soleil !

On ne remerciera jamais assez nos charmantes hôtesses Nadine et Delphine pour nous avoir chouchouté comme des pros et Loïc pour cette superbe organisation.

Bravo aux compétiteurs ! Une forte motivation dans une très bonne ambiance, un véritable collectif et une bonne fin de préparation pour la saison 2026.



 
 
 

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